Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 13:17

La société française Véléance, située dans les Bouches du Rhône, présentait son véhicule de série au mondial de l’automobile 2010, hall 2.1. Nommé Tri’Ode, c’est un cyclomoteur destiné avant tout aux entreprises mais aussi disponible aux particuliers. Le véhicule dispose de trois roues couplées à un système hydraulique qui contrôle son inclinaison. Ainsi le trois roues se baisse dans les virages et offre une stabilité à toutes épreuves, en effet il ne peut pas tomber, même à l’arrêt, ce qui arrive chez d’autres. Le conducteur n’a même pas besoin de poser le pied au sol à l’arrêt. Avec une vitesse de pointe de 45 km/h, une autonomie minimale de 50 km et un poids de 150 kg, c’est donc un véhicule d’une conception honnête, minimale et sécuritaire, proposé pour 6000 euros. C’est un parti pris remarquable.     

Référence :

http://veleance.fr/index.php/La-soci%C3%A9t%C3%A9/veleance.html

http://www.dailymotion.com/video/xe1opb_veleance-presente-le-tri-ode_auto

Par Alexandre Pain
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 13:12

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C’est la grande nouvelle de l’année 2010, tous le monde se lance dans l’automobile électrique, c’est le créneau à suivre, et même la Chine qui maîtrise déjà la production de batteries pour deux roues vient de lancer un grand programme de développement… C’est donc maintenant que les questions de la production de cette énergie propre ressortent à la surface. En effet l’automobile électrique semble plutôt correspondre à des pays maîtrisant des énergies propres. Plus qu’un choix de constructeurs, c’est chaque pays qui doit développer un réseau de production adéquat. Selon la base de données Carma, en Europe, la part d'électricité provenant de l’énergie fossile devrait s'accroître à 52% d'ici 2020. En Chine, 82% de l’énergie produite provient du charbon, en Inde 76%, aux Etats-Unis 69%. Dans le monde ces chiffres devraient augmenter au moins jusqu’en 2030 même si la part d’énergie propre devrait également se diversifier. Finalement, est-ce le bon moment pour l’électrique mondiale? En France c’est une très bonne voie à suivre, mais, en Chine, une voiture électrique rejette 173 g de CO2 au km, alors qu’aujourd’hui les petites voitures thermiques rejettent moins de 100 g de CO2 au km, c’est catastrophique.   

Références :

http://www.lepost.fr/article/2010/10/11/2260023_voiture-electrique-voiture-du-futur-tout-dependra-du-choix-des-etats.html

http://www.ddmagazine.com/201009021903/Actualites-du-developpement-durable/En-Chine-des-voitures-hybrides-charbon/diesel.html

http://www.ddmagazine.com/1457-Lautomobile-electrique-roulera-t-elle-a-luranium-a-lenergie-solaire-ou-au-charbon.html

Image : La jamais contente, première voiture à franchir les 100 km/h, une voiture électrique en 1899.

Par Alexandre Pain
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 13:23
Au retour d’un long voyage, quel qu’il soit, il est toujours difficile d’exprimer un sentiment unique, mais  toujours possible de raconter des anecdotes. Il me faudrait autant de temps passé sur place pour raconter l’expérience entière alors que l’usage des mots deviendrait difficile. Voilà pourquoi je préfère me concentrer sur ce sujet, un sujet résolument lié à la Finlande, que j’ai aimé aborder tout au long du périple, par lequel j’ai pris plaisir à fouiller dans le passé de ce pays relativement jeune, pour mieux le comprendre et l’apprécier.
   
artwork_images_424513210_309089_alvar-aalto.jpg 

  Bien qu’il est évident que dans un pays comme la Finlande, le bois se trouve en quantité importante et qu’il semble être le seul choix, si ce n’est le plus logique dans l’ameublement, il me semble tout de même que certains événements historiques ont fait en sorte qu’il ne soit pas oublié au profit de matériaux nouveaux. Je ne ferai que citer des faits historiques qui pour moi, mis les uns à la suite des autres, ont une réelle influence sur l’ensemble du travail d’Alvar Aalto. Mon raisonnement restera logique, car avant tout il s’agira de parler un peu d’Histoire et de la confronter, époque après époque, aux différents mouvements artistiques.

Comment le bois est-il devenu le matériau de prédilection pour Alvar Aalto?
   
    La Finlande est un pays plutôt jeune : appartenant à l’Empire Suédois pendant longtemps, jusqu’au début du 19ème siècle, il devint Grand duché de l’Empire Russe pendant un peu plus d’un siècle, jusqu’au 6 décembre 1917 année d’indépendance, puis c’est la création de la république en 1919. Aux premiers jours de la république finlandaise, les classes populaires font face à une véritable crise de subsistance. En effet, la première guerre mondiale avait entraîné l’effondrement des exportations et la Russie en pleine agitation n’exporte ses céréales qu’en quantités très insuffisantes.  A ce moment là, Aalto âgé de 21 ans, suit des cours d’architecture à l’Ecole polytechnique d’Helsinki. Il en sort en 1921 alors que la république démocratique naîssant de nombreuses années de conflits reste instable et les gouvernements se succèdent sans durer. Le modernisme est en marche alors que le pays en est à ses premiers balbutiements. Son économie est fragile et le gouvernement Finlandais ne relance pas encore les exportations, qui ne viendront que vers le milieu des années 20. Aalto a donc effectué ses études et même commencé sa carrière pendant une période difficile où le pays vit replié sur lui-même. Il est pour moi probable qu’il n’ait eu d’autre ressource en matière première, que celle du bois. Bien sûr Aalto avoue un attachement tout particulier à ce matériau qu’il aime travailler. De plus, le modernisme apparait comme un «mouvement de la froideur» qu’il essaie de rendre plus chaud et plus humain à travers des formes courbes qui se prêtent très bien aux techniques du lamellé-collé par exemple. En effet, si à l’époque d’autres pays occidentaux se développent grâce à leur industrialisation, la Finlande, elle, conserve son artisanat et ne développe que de petites industries. C’est pourquoi le travail du designer aura été d’adapter ces matériaux issus de l’artisanat à l’industrie moderne. Ce que Aalto présent non pas comme un simple mouvement mais clairement comme une étape à franchir pour rester dans la course. Ainsi il développe des formes que l’on peut qualifier d’organiques, et travaille sur les libertés formelle et expressive du bois, en opposition totale au modernisme classique métallique de la dictature de la technique. C’est là tout le génie du designer dans son anticipation du post modernisme.

    Les années passent et la crise de 1929 touche également la Finlande en proie au Fascisme. Finalement, la démocratie l’emporte puisqu’une grande partie de la population démontre qu’elle a su promouvoir les intérêts des paysans.  1929 est aussi l’année de création de l’Union des Artistes Modernes et en 1930 nous assistons à leur première exposition au pavillon de Marsan. En 1931 sort le fauteuil numéro 41, tout en bois courbé, produit par l’industrie Huonekaluja Rakennustyötehas Oy, fabricant du mobilier d’Alvar et Aino Aalto. Au même moment, le mouvement moderne est à son apogée. On parle du « style international », celui né du Bauhaus pour qui la forme découle de la fonction (Le Bauhaus est à l’origine de l’esthétique fondée sur le plaisir de repousser les limites économiques et techniques du produit). Puis Aalto expose en 1933 à Londres et ses créations sont un tel succès que, dans le but d’assurer la commercialisation à l’international, Alvar et Aino fondent Artek en 1935 avec, ne l’oublions pas, Maire Gullichsen et Nils-Gustav Hahl. Artek a pour but la promotion du couple «art et technique» dans la création industrielle. Notons aussi la distribution d’une chaise longue en aluminium de Marcel Breuer cette même année à l’occasion d’un concours. Notons surtout que le succès très modeste de celle-ci fit modifier le matériau choisi par une structure en contre plaqué et laméllé-collé. En 1937 sortira la fameuse chaise longue numéro 39 et son influence internationalle n’est plus à démontrer. Cependant, depuis 1933, la seconde guerre mondiale approche et se fait ressentir un peu partout en Europe. De nombreux pays se préparent et les matières premières sont catégorisées et redistribuées en fonction des différents secteurs industriels. Déjà, l’usage du métal se fait plus difficile dans le domaine du mobilier, car il sera destiné à l’industrie lourde et la production de matériel militaire. L’usage du bois sur le marché Européen revient logiquement comme un classique dans la production de « l’accessoire de l’architecture », terme utilisé par Aalto pour définir le mobilier. Les Finlandais restent maîtres de cette ressource.
   
    Le 30 novembre 1939, l’URSS attaque la Finlande sans déclaration de guerre.  Cette guerre se termine le 13 mars 1940 par le traité de paix de Moscou. Le pays se rapproche de l’Allemagne par souci de sécurité mais reste neutre dans le conflit mondial. Elle finit par rentrer en guerre en 1941 contre l’URSS à la suite de bombardements de celle-ci sur plusieurs villes Finlandaises. Les cinq années de conflits laissent une Europe complètement dévastée et l’armée Allemande se retire de Finlande à la fin de la guerre en y détruisant une grande partie. La ville de Rovaniemi est détruite à 90 %.
   
    Le temps est alors à la «reconstruction» et encore une fois, le métal, est reservé aux industries lourdes, au détriment de l’ameublement. Aalto enseigne alors au Massachusetts Institute of Technology de Cambridge. On reconstruit vite et à grande échelle en appliquant les principes de l’architecture d’avant guerre. Les années 50 font finalement place au post modernisme par rejet des théories modernistes, vieilles de plus de vingt ans. Les formes deviennent courbes, on parle de formes naturelles et organiques. C’est alors que les efforts d’Aalto sont largement récompensés puisque ses recherches d’avant guerre se justifient parfaitement face à cette nouvelle demande. Le climat est donc devenu très favorable pour la firme Artek, pour le design Finlandais en général, mais aussi pour l’Union des Artistes Modernes qui y voit un moyen de prolonger ses recherches commencées il y a vingt ans. En Finlande, un autre designer, Tapiovaara, développe à cette époque des chaises en bois qui deviendront cultes, pendant qu’en France, Jean Prouvé, développe de l’ameublement en bois pour l’enseignement et les internats. Alvar Aalto aura passé l’après guerre sur des chantiers architecturaux dans l’Europe toute entière et dans une Finlande en plein essor industriel s’ouvrant à de nouvelles techniques de réalisation. Les 30 glorieuses sont là, le métal revient, et les progrès technologiques que la guerre a engendrés amènent à travailler sur d’autres matériaux tels que le plastique. Matériaux qui feront le succès de designers comme Eero Saarinen et Eero Aarnio dans les années 60.
   
    Alvar Aalto meurt à Helsinki en 1976 alors que bien plus tôt Walter Gropius disait : «  L’architecture moderne n’est pas une nouvelle branche d’un vieil arbre : c’est une nouvelle pousse qui s’élève à côté des vieilles racines ».  Le travail d’Alvar Aalto serait donc pour moi la branche qui s’élève au plus haut de cette nouvelle pousse.

Par Alexandre Pain
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 17:22

Des courses pour quatre jours pour une personne à 20 euros

2h20 minutes de soleil fin décembre

Un vélo à 60 euros et quelques galères

15°C au mois de septembre

-20°C au mois de décembre

Un sac à dos essentiel pour toutes les sorties à 40 euros

Une activité physique régulière pour les plus férus

Pas de transport en commun

Un briquet pour dégeler son cadenas

Une carte téléphonique prépayée à 30 euros et un abonnement Skype pour tout le séjour

Plus de 1000 kilomètres de vélo sur tout le séjour

Quelques vêtements chauds

Beaucoup de glögi et du chocolat

Par Alexandre Pain
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 17:00

Départ 5h le matin, toujours -25°C, on répand de l’antigel sur les ailes et c’est partie, au revoir Rovaniemi.

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Par Alexandre Pain
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